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  • Sarah Ameye

Il est temps de faire le point...


Mais où allons nous ?


Voilà bientôt 5 mois que notre pays a connu une crise inédite dans son histoire: une pandémie mondiale qui a paralysé l’entièreté de la planète et ses activités.

Passée la phase de peur et de changement, tous les citoyens se sont retrouvés, pendant près de trois mois, confinés chez eux. Des centaines d’articles sont parus à ce sujet parlant de l’impact du confinement, de comment chacun l’a vécu, de ce qu’il a amené de positif, de ce qu’il a créé comme traumas et souffrances, comme difficultés financières, physiques, sociales, mais aussi l’impact bénéfique sur l’environnement. Tout cela a déjà été dit.

Pour ma part, la phase de confinement a été une aubaine; j’en ai plus que profité pour apprécier ce que j’ai et prendre du bon chez moi. C’était vraiment très très bénéfique, j’ai eu cette chance. Ce n’était pas le cas pour tout le monde, je m’en rends compte. Mais cela été au point même que la phase de déconfinement à généré pas mal d’angoisses: la peur de retrouver la vie normale, le stress, la foule, les obligations, les horaires chargés, les contraintes... Clairement j’aurais pu rester confinée encore un peu, et c’est d’ailleurs ce que j’ai tenté de faire. J’ai déconfiné à mon rythme en essayant de comprendre et d’accepter l’anxiété qui se manifestait...


Mais à l’heure actuelle, nous ne sommes pas du tout déconfinés, voire même nous repartons vers des semaines compliquées où chacun est tenu de rester à distance de tout!


Ce qui m’amène au coeur de mon propos: mais où allons-nous ?


Un besoin de poser les choses s’est fait ressentir, parce que ce qui me semblait inédit et passager, devient, finalement, quelque chose qui s’installe... Nous ne sommes pas prêts à nous débarrasser de ce virus et les faits nous montrent que même sous 30° Celsius, il continue d’attaquer. Ça c’est une chose à laquelle on ne sait rien faire...

Là où la tristesse, la colère et la frustration s’installent gentiment, c’est dans la vie quotidienne que nous sommes amenés à vivre et qui devient n’importe quoi!

Des réflexions que l’on aurait jamais pensé avoir, se manifestent, pour ma part, tous les jours à tous moments: des pensées de peurs, des pensées à propos de l’autre que je connais depuis toujours et qui pourrait m’infecter alors que, pendant plus de 30 ans, je lui faisait un câlin sans même me demander si je risquais quelque chose. Faire un hug à mes parents me fait peur! Pas pour moi, mais pour eux! Et si je suis celle qui les infecte ? Et comment je sais si je suis infectée ? Et si je développe le virus et que je finis aux soins intensifs, que je meurs sans même avoir profité du quart de la moitié de ma vie. Sachant que les derniers mois, je les aurais passés majoritairement seule pour protéger les autres, en vain... Et si je vais au resto et que je chope le truc? Et si je vais me balader sur une plage, gigantesque, et que je chope le truc ? Et si...

Voilà...

C’est ce genre de réflexions qui passent dans ma tête depuis quelques semaines maintenant et qui vont finir par s’installer pour de bon, pandémie terminée ou non. Parce qu’il est dit, un peu partout, que le temps nécessaire pour qu’une habitude s’installe est d’une soixantaine de jours. On les a atteint depuis longtemps!


Vais-je à nouveau me sentir en sécurité dehors ? Un jour ?

Vais-je apprendre à vivre avec ces peurs en sourdine, tellement habituée à leur présence que je ne les remarquerais même plus ?

Un enfant vous dirait: « Comment qu’on va faire » pour s’aimer ? Sans s’approcher ? Sans câlins ? Sans contacts?


Et tout ceci ne serait que banal et sans gravité si les médias, les politiques, les scientifiques et autres, pouvaient un temps soit peu nous aider à y voir clair!

Car non seulement nous vivons tous, à niveau individuel, une crise majeure, mais en plus la société n’aide vraiment pas.

Dans notre beau pays qui est le mien, on peut entendre tout et son contraire d’un jour à l’autre... Alors ok cette pandémie est inédite pour TOUT LE MONDE, mais, bon sang, que l’on nous aide aussi à comprendre ce qui se passe.

Actuellement on nous contraint à beaucoup de choses, mais, parce qu’il y a énormément de MAIS, personne n’est d’accord, quelque soit la contrainte!

Fondamentalement, on ne nous explique pas tout, on ne nous dit pas tout ou on ne nous donne pas le sens véritable de tout! Et au même moment où j’écris cela, je me dis « mais oui, on nous dit les choses !» Mais pourquoi ça n’aide pas ?


Parce que j’ai l’impression qu’à un moment donné de notre histoire belge, il y a eu une perte de confiance de la part de la population envers nos dirigeants. Parce que, à un moment donné de notre histoire, une pensée s’est installée en nous, venant faire germer l’idée que les politiques ne sont pas honnêtes, ou ne sont pas fiables, ou ne pensent qu’à l’argent, où ne sont intéressés que par le pouvoir, la notoriété, le matériel.. Et que nous, petits citoyens, nous sommes les bénéficiaires de décisions qui nous coûtent, nous contraignent et envers lesquelles nous émettons un doute: un manque de confiance! Je parle de la population, mais je parle surtout de moi et de comment je ressens les choses vis-à-vis des politiciens. Je ne leur fais pas confiance. Quand j’essaye, l’expérience me montre que j’ai tort.


Les historiens qui s’y connaissent en politique belge, peuvent, j’en suis certaine, vous raconter des tas d’anecdotes concernant les malversations au sein de l’état et les faits qui ont amené à ne plus croire dans notre gouvernement. Gouvernement qui n’est d’ailleurs pas formé pour un sous malgré des mois de discussion et de réflexion.. En attendant, la vie avance, avec son lot de surprises...


Dans une telle crise mondiale, ne plus avoir confiance dans les personnes qui me dirigent implique aussi de vivre une frustration et une colère qui n’est adressable à personne! Qui va écouter une petite citoyenne rédigeant un joli texte pour déverser sa rage...?

Aussi, l’impact de tout ça, au niveau local, se ressent dans le besoin que chacun manifeste en donnant son avis sur ce qui se passe, sur ce qui est juste, sur ce qu’il faut faire ou ne pas faire. Un conseil national de sécurité prend la parole, deux heures après on peut lire sur les réseaux toutes les plaintes et oppositions concernant ce qui a été dit!

Parce que, au bout du compte, personne ne sait ce qui se passe vraiment! Personne ne sait nous dire à 1000% « voilà, j’ai compris comment fonctionne ce virus, voilà donc comment faire pour vivre avec! », Personne ne sait! Et chacun y va de sa théorie, qu’il mettra en pratique à son niveau parce qu’il n’a pas le choix... Pour faire face à ce qui se passe, j’ai besoin que les choses prennent du sens. Si on ne m’en donne pas, je le créerais moi-même! Et les réseaux sociaux étant le lieu principal d’échanges, de partages, on ne sait plus quoi lire, quoi croire ou même, pire, quoi penser!

Il y a tellement d’informations, que ça nous empêche de penser: ça va trop vite, tout change tout le temps. On a pas le temps de s’adapter, de comprendre et d’accepter. On est soumis au rythme de la vie (médiatique) et chacun s’en protège comme il peut. En suivant le rythme, en s’opposant ou en se retirant.


Alors aujourd’hui, j’avais envie d’inviter chacun et chacune à prendre le temps de penser les choses, de respirer et de pouvoir se situer quant à ce qui se passe.

Il est important, je pense, que chacun et chacune puisse vivre cette situation en adéquation avec ce qu’il ou elle ressent.

Certes nous avons des règles à respecter... Mais nous pouvons aussi essayer de voir un peu plus loin! Quand je respecte les règles du jeu, je permets au jeu de fonctionner et de se dérouler. Si je l’arrête à chaque instant pour cause de triche, ou de contestation, je n’arriverai jamais à finir la partie!

Les règles du jeu sont dictées par l’Etat, ok. Le jeu consiste à « Bataille Covid ». Au plus il touche de personnes, au plus il gagne. Pour réussir la partie, il faut pouvoir respecter les règles afin de pouvoir dire « ok ça fonctionne » ou « non, clairement, il y a besoin de les adapter ». Si on change les règles toutes les cinq minutes, plus personne ne voudra jouer! Et la partie sera gagnée d’office par le Covid.

Mais... Et c’est un MAIS important: ce n’est pas parce que je respecte les règles du jeu que ça doit m’empêcher de penser. Je suis libre dans ma tête de penser ce que je veux. Pour autant que je n’empêche pas la partie de jouer. Parce que, sur le plateau de jeu, des aides sont disponibles, mais elles ne sont pas illimitées. Il est dit dans les règles, dès le départ, que sans ces aides, si on tombe à court, on est cuit!

Donc, si je respecte les règles, que j’utilise les aides à bon escient, quand c’est vital, que je ne prive pas les autres joueurs d’en bénéficier, je donne une chance à l’équipe de gagner.

Ha oui, parce que je ne vous ai pas dit, mais en plus d’être un jeu de plateau (sur un plat pays), c’est aussi un jeu d’équipe et de solidarité! Ce sont les meilleurs jeux! Ils nous apprennent à être Humains et Bons, plutôt que compétitifs et seuls... Qui dit jeu de solidarité dit: COOPÉRATION. Si chaque joueur décide, en son âme et conscience, de ne plus respecter les règles, ce n’est pas QUE lui qui sera pénalisé, mais l’ensemble de ses coéquipiers!

Je disais donc, si je respecte les règles, je peux malgré tout continuer à « penser » pour pouvoir, par la suite, améliorer les choses. Le but du jeu étant, ne l’oublions pas, de sortir gagnants et libres! Paradoxalement, il semble qu’il faille se priver de liberté pour mieux la récupérer. Au plus je fais durer le jeu, au moins j’ai des chances de gagner... car viendra le moment où chacun abdiquera, ne fera plus attention ou sera fatigué de jouer. La notion de temps est importante: du temps pour penser, mais du temps pour agir et gagner du temps sur nos vies.


Cette métaphore s’adresse aussi bien à nous, citoyens, qu’à nos politiques.

Mais je vous avoue sincèrement que j’ai bien plus de foi en mes compatriotes que dans mes dirigeants!


Je continuerai donc de respecter les règles, mais je continuerai aussi à réfléchir, à penser et à laisser mon libre arbitre s’exprimer. Parce que, dans la partie, il n’y pas qu’un vaccin qui nous sauvera tous! J’en doute même!

Il y a aussi le terrain de jeu sur lequel le virus va s’installer, et là c’est du ressort de chacun

de favoriser le terrain pour que le virus aie le moins de prise possible. J’invite chacun et chacune à faire le point sur sa santé et à consulter médecin, naturopathe, qui vous voulez, mais, s’il vous plaît, « boostez » votre immunité! Notre arme massive, c’est notre bonne santé. Beaucoup répondront: « J’étais (ou il/elle était) en bonne santé et ça ne m’a pas empêché d’être contaminé ». Certes. Mais inexplicablement, certains contractent le virus et ne le développent pas. Peut-être qu’il serait bon de s’intéresser aussi à ces personnes là: qu’ont-elles de plus? Le sait-on? (Si quelqu’un parmi vous a une réponse valide à proposer, qu’il parle maintenant ou qu’il se taise à jamais). Parce que cette situation nous ramène surtout à nous: notre vie, notre mode de vie. Et je refuse, et je refuserai, que l’on m’impose quoi que ce soit qui touche à ma santé. Je ferai ce qu’il faut pour respecter les règles, pour protéger les autres et me protéger. Mais je n’accepterai jamais que l’on me force à prendre quelque chose, à mettre quelque chose dans mon corps, alors que, fondamentalement, personne ne sait ce que cela aura comme impact par la suite. Aujourd’hui on en sait plus qu’hier, mais nettement moins que dans 10 ans. Aussi, je continuerai à prendre soin de moi, à garder un oeil sur mon état de santé interne et externe, mental, émotionnel et physique. Point.


Alors, à la question: où allons-nous ? J’ai l’utopie de croire que nous pourrions aller vers quelque chose de plus sain, de plus équilibré. C’est une utopie, je le rappelle. Mais au point où nous en sommes, rêver ne fait pas mal !

Où allons-nous ? Vers un monde qui sera différent de celui que l’on connaît. Mais vers un monde où l’on peut, peut-être, améliorer les choses. Un monde où la santé et l’humain seront prioritaires. Un monde où on pensera surtout à donner de la valeur au social, aux contacts humains. Parce qu’on saura ce qu’est le manque de contacts... Un monde où nous devrons apprendre à vivre avec ce virus, sans pour autant qu’il nous empêche de vivre! J’ai envie d’y croire, pas vous ?


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