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  • Sarah Ameye

Personne...Ne peut prétendre que le social n’est pas son affaire!



Personne...

ne peut prétendre que le social n’est pas son affaire! Personne!

Au même titre que l’écologie est l’affaire de toutes et tous, le social aussi nous concerne de façon collégiale !


Pourquoi?


Parce que dès votre naissance, vous êtes confronté à du personnel médical, para médical, des assistant(e)s sociaux, des puéricultrices, des institutrices/teurs... Dans des cas complexes, vous rencontrez aussi des éducateurs, des psychologues, des ergothérapeutes, des logopèdes, vous avez à faire au SPJ (Service de Protection Judiciaire), SAJ (Service d’Aide à la Jeunesse), vous allez dans un service résidentiel pour jeunes, enfants, en pouponnière... Vos aînés sont pris en charge par du personnel soignant, faute d’avoir la possibilité de les garder à domicile. Vos personnes handicapées sont prises en charge afin de leur permettre de vivre une vie digne et paisible. Vous reconnaîtrez vous-même que la liste des fonctions qui s’occupent des Autres, en Belgique et ailleurs, est infinie et essentielle..

Parce que dès la naissance, ce sont des infirmières, des sages femmes, qui s’occupent de vous. C’est votre médecin qui vous met au monde, et ce sont elles et eux qui prennent le relais, qui vous rassurent, qui vous accompagnent dans vos premiers bains, vos premiers changes, vos premiers sommeils...

Tout le monde, TOUT LE MONDE, est confronté au monde du social, médical, du non marchand! Que celui qui a fait « sans » depuis son enfance, se dénonce car j’en doute!


Alors comment est-ce possible, dans un pays comme le nôtre, que ce secteur soit repris comme étendard pour des partis politiques, mais pas tous, et soit mis en confrontation avec les aspects économiques ? Comment est-ce possible que vous, Messieurs et Mesdames les Ministres, vous ayez d’autres priorités que de vous tracasser du monde social en Belgique ? Comment est-ce possible que l’on se contente de ça, sachant que l’on peut faire tellement mieux...


Je ne comprends pas...


Je ne comprends pas pourquoi ce n’est pas une dimension essentielle dans notre pays ?

Les bébés d’aujourd’hui seront les adultes de demain! C’est une phrase bateau, ok, mais tellement vraie!

Aujourd’hui, ce sont les enfants des parents qui se sont battus pour nos droits, qui se retrouvent à se battre pour d’autres droits encore. Mais pourquoi?

Pourquoi faut-il se battre pour nos droits ? Déjà, dans cette phrase, il y a un non sens!

Si c’est un droit, pourquoi avons nous peur qu’il ne soit pas respecté ????

Dans une famille, si j’ai le droit de m’exprimer mais qu’à chaque fois que je le fais, je reçois une gifle, comment me sentirais-je en sécurité ? Oui j’ai le droit, mais à quel prix!?


Cette crise sanitaire a permis de relever les INCOHÉRENCES de notre monde. Mais à l’échelle nationale, s’il vous plaît, cela devient ridicule et gênant!

Alors oui, certains d’entre vous, au gouvernement, dans les communautés, dans les provinces, dans les régions, certains d’entre vous se battent et pensent au citoyen..

Mais qui êtes vous? Comment pouvons-nous nous approprier la politique belge dans ce méli-mélo grotesque où nos impôts servent à payer le salaire de tant de ministres!

Peut-être sommes nous de trop à décider...


Il y a plein de choses que je ne comprends plus dans mon pays:

L’écart des salaires, qui me rend particulièrement folle d’ailleurs! Messieurs et Mesdames les Ministres, vous faites un travail important, je n’en doute pas... Mais cela justifie un salaire aussi exorbitant? Vous dormez bien la nuit en sachant que, par exemple, des intervenants sociaux, qui bossent dans vos rues pour soutenir et apaiser les tensions dans un quartier, se font taper dessus, et gagnent même pas 1/3 de votre salaire? Sachant que ces tensions ne sont pas générées par ces intervenants.. non non.. Ce sont des tensions liées à notre société qui est gouvernée par.. ha ben par vous! Donc, ces intervenants se font taper à votre place...! Ce n’est qu’un exemple hein! Mais il y en a plein! Et qui concerne un tas de professions!


Cette opiniâtreté à aller chercher chez le citoyen de quoi payer les « bêtises » de l’état... Vous êtes au courant que dans votre société, nous n’avons même plus la possibilité de vivre seul... Soit on vit seul, avec un budget tendu comme un string, excusez moi du terme. Mais finir avec 1,5€ à la moitié du mois, en attendant son salaire, alors que la seule chose qu’on a fait ce mois-ci c’est manger, je pense qu’il y a un souci! Soit on reste chez ses parents, jusqu’à... avoir les sous pour vivre seul(e).. Oui mais encore faut-il que la relation avec eux soit possible...pas de violence, avec du respect, de l’intimité qui n’en est pas,... c’est pas faisable pour tout le monde... Soit, on DOIT vivre à deux, ou plus! Mais Comment est-ce possible??

Je ne comprends plus cette capacité à tout compliquer ! Vous savez qu’à l'école, nous apprenons le système belge, le fonctionnement du pays, et que mêmes les professeurs sont découragés avant même de commencer...! Parce qu’on ne fait pas plus compliqué que chez nous, non non non, impossible!


On est un beau pays, avec de beaux endroits, une nature incroyable, une population reconnue chaleureuse et accueillante... C’est en façade ? Les problèmes linguistiques on en parle ou....? Je passe.. J’y pense, mais je passe... Parce que les retards dans les procédures administratives ou judiciaires, du fait que ce n’est pas écrit dans la bonne langue, c’est juste pitoyable.. Mais bon, je passe...


Sans parler aussi de notre système scolaire... Qui unifie les apprentissages pour des étudiants unifiés: tout le monde est pareil, apprenons tous de la même façon... Mais ça n’a jamais été possible et ça ne le sera jamais! Comment en est on arrivé à devoir sur-combler les problèmes d’absentéismes, de décrochages, de violences, d’harcèlements (qui est devenu une norme, sachez le), comment a-t-on laissez faire ça ?

On dit « mieux vaut prévenir que guérir », là on ne guérit plus, on camoufle les dégâts parce qu’on en sait plus quoi faire! Chercher un vaccin contre le Covid, ça c’est ok, mais chercher un vaccin contre un système scolaire en déroute... il y a tout de suite moins de bousculades... Sachez tout de même qu’un élève instruit et épanoui, est un adulte en bonne santé qui pourra réfléchir, exercer son sens critique et être utile à son environnement... Mais penser aussi loin, c’est peut-être un peu too much..


Sans parler, aussi, de nos soins de santé, revus à coup de « coupes budgétaires » pour je ne sais quelles raisons! Est-ce que quelqu’un à compris pourquoi on a été puiser dans nos budgets santé ? Si c’est pour faire des économies, je me marre! Si c’est parce qu’on a pas les couilles de s’opposer à nos chères multi nationales qui font l’ordre et la loi sur cette planète, mais qui payent que dalle, je me marre encore plus! Si c’est parce qu’on a pas envie de se fatiguer à aller chercher l’argent caché ailleurs, pour être sûr qu’il ne soit pas taxé, alors qu’il a été durement gagné à coup de non respect des droits du travail, de pollution, je me marre ++++!

Quelle honte, franchement!


La liste ne s’arrête jamais... Il y a pleins de choses que je ne comprends plus, que je ne cherche plus à comprendre, que j’accepte parce que je me sens impuissante face à ce monde complexe et déshumanisé.


Je fais à mon échelle, ce que je peux... C’est hyper décourageant à certains moments, je ne vous le cache pas! Mais quel choix ai-je? J’aime mon pays, je n’aime pas ceux qui le dirigent et lui font du mal, mais j’aime mon pays... Je n’ai aucune bonne raison de le fuir... Et pourtant...

Vivre dans le non choix, en « subissant » ce qui nous entoure, n’a jamais été un facteur d’épanouissement personnel. Si j’ai une option, ce n’est pas une choix, c’est une obligation. Si j’ai deux options, ce n’est pas un choix c’est un dilemme. Si j’en ai trois, je commence à avoir le choix, en espérant que mon choix ne se fasse pas « par défaut ».

Aujourd’hui, quels choix avons-nous? À l’échelle citoyenne, heureusement, on a le choix de vivre, de consommer ce que l’on veut, de se faire soigner, d’étudier, de travailler.. Et même en écrivant cette phrase, j’entends un murmure qui me dit « oui, mais pas tout le monde ». A l’échelle nationale, qu’avons-nous comme choix? Si ce n’est que de faire confiance aux personnes qui nous gouvernent? Mais pour faire confiance à quelqu’un, il faut du temps, il faut des expériences qui rassurent, il faut se sentir compris et entendu et que nos voix soient portées... Si je n’ai pas confiance dans l’ordre établi, je vais contester, je ne vais pas respecter et je vais m’opposer à ce qui se passe... Aujourd’hui, force est de constater que tout le monde n’a pas foi dans ce qui se passe. On met en doute, on ose penser qu’on ne nous dit pas tout, que les enjeux sont ailleurs, qu’ils nous dépassent... C’est à ceux qui nous gouvernent de montrer qu’ils sont dignes de recevoir notre confiance...

Ce texte ne se veut pas plombant ou défaitiste... Il est 9h30 du matin et je me suis réveillée avec tout ça dans la tête.. Et je me suis dit qu’il fallait, à un moment, arrêter une machine infernale qui part en roue libre... Comme si nous étions un train à grande vitesse qui va se prendre un mur, qu’il voit de loin, mais dont il espère qu’il sera détruit avant son arrivée.. L’expérience lui a montré que c’est possible.. Mais il faut des gens pour détruire le mur... S’il n’y en a plus, que fait-on?

S’il n’y a plus d’infirmièr(e)s, s’il n’y a plus d’éducateurs/trices, s’il n’y a plus toutes ces professions fondamentales qui pètent le mur à la place de ceux qui l’ont construit, que fait-on ?


Il est donc temps!

Il est temps que ça change. Il est temps que l’on soit un pays, une royauté, digne et fière d’être représentée par nos représentants. Par des hommes et des femmes qui pensent à nous plutôt qu’à eux! Qui s’insurgent contre les inégalités grandissantes, qui prennent le scolaire, le médical, le social, l’écologie comme des absolues priorités, qui viennent sur le terrain voir, de leurs propres yeux, ce qui se passe.. Pas à un seul endroit, mais partout!

Pour pouvoir décider, en faisant remonter l’information du terrain vers le haut.. Au risque que le terrain ne soit, à jamais, entendu que dans la plainte. Que sa parole soit contre celle de ceux qui nous dirigent et qu’il doit se battre à jamais pour ses droits, qui sont des droits, bordel ! et que l’on devrait pouvoir vivre en paix en sachant qu’on les respectera...


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