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  • Sarah Ameye

Peur oui, mais de peur de soi, non!


La puissance du mental, de l’esprit, quand il se focalise sur un élément de notre vie, ne le lâche plus, le triture dans tous les sens jusqu’à plus soif, m’impressionnes !

Quand on vit un événement spécifique (une pandémie, l’arrivée d’un nouveau membre dans la famille, une nouvelle relation...), j’observe que la tête se met au charbon pour gérer / contrôler / analyser / disséquer / adapter tout ce qui se passe.

Je ne sais pas si c’est pareil pour tout le monde...?

Pour ma part, j’ai fait, et je fais encore, l’expérience d’un envahissement de mon territoire mental. Dans quelque chose de beau et de bon, mais quand même...

Derrière ce mécanisme se cache nos peurs, réveillées par ce que l’on vit et qui viennent nous faire signe, nous signalant que quelque chose, ou quelqu’un, nous met en difficultés. Ces peurs vont se manifester différemment chez chacun: angoisse, nervosité, perte d’appétit, colère, insomnie, repli sur soi, agressivité... Mais au final, c’est une même émotion qui nous agresse, telle une tempête, et qui peut nous faire chavirer...

L’arbre en pleine tempête

L’image qui m’est venue, c’est celle de cet arbre qui, malgré les conditions climatiques désastreuses, ne plie pas.

Pour un arbre, c’est magnifique, pour un être humain sans doute aussi. Mais je doute que cette rigidité leur soit bénéfique sur le long terme..

Disons que ça se discute!

Le pour serait qu’à force de tenir, on se rassure, on reste dans notre zone de confort et on se protège..

Le contre serait cette dépense d’énergie incroyable pour résister...

Alors que l’entre deux de tout ça serait l’introduction de la souplesse, la recherche de nouvelles manières de fonctionner, d’innover et de faire preuve de créativité.

Suis-je floue ?

Je vous donne un exemple...:

Un nouvel habitant arrive chez vous. Illusoirement parlant, on pourrait se dire que la vie continue, que rien ne va changer, ou si peu... Pas du tout! Ce simple événement suffit à venir bousculer tout ce qui est un tant soi peu fragile en nous.. On se questionne, on doute, on a peur, on panique, on adore, on valide,... Mais on est pas tranquille... Parce que l’on sort de notre zone de confort.

La vie, telle qu’on la connaît, n’est plus!

Haaaaaaa....

Repères - Rituels, tout est à ré inventer!


Pour reprendre l’image de l’arbre: s’il reste rigide face aux vents, il y a de grandes chances pour qu’il se brise.

Si, au contraire, il se plie, se déplie, s’assoupli, une fois la tempête passée, il aura vécu une nouvelle expérience qui viendra renforcer ses fondations. Peut-être reconnaîtra t-il, dans un futur proche, les premières bourrasques d’une grosse tempête et sera prêt à y faire face. Ou peut-être aura-t-il besoin de plusieurs tempêtes pour apprendre... En tout cas, le simple fait de vivre plusieurs tempêtes sera déjà, en soi, une expérience riche de sens. A lui de décider ce qu’il en fera...


Maintenant, changer le sujet « arbre » par « je » et reprenons...

(Si  »je » reste rigide face aux vents, il y a de grandes chances pour que je me brise. Si, au contraire, je me plie, me déplie, m’assouplie, une fois la tempête passée, j’aurais vécu une nouvelle expérience qui viendra renforcer mes fondations. Peut-être reconnaîtrai-je, dans un futur proche ou lointain, les premières bourrasques d’une grosse tempête et serai prêt(e) à y faire face. Ou peut-être aurai-je besoin de plusieurs tempêtes pour apprendre... En tout cas, le simple fait de vivre plusieurs tempêtes sera déjà, en soi, une expérience riche de sens (hard mais riche). A moi de décider ce que j’en ferai...)




Mais comment faire preuve de souplesse quand on a le nez dedans et que l’on ne pense qu’à ça ?

Déjà, en s’en rendant compte...

Et en s’octroyant de la souplesse vis-à-vis de soi.. Littéralement, en pratiquant des activités qui vont dans ce sens, tel le yoga (incroyable discipline alliant Pleine conscience, Oxygénation du corps, Renforcement de notre structure et assouplissement, pas besoin d’Être souple pour commencer!), et symboliquement aussi, en repérant nos pensées et nos dialogues intérieurs rempli de jugement et de contraintes. Remplacer le « Je dois » par « J’ai envie, Je décide », ou le fameux « il faut » par « je propose, je pense que,... ». En s’accordant aussi le temps: on lutte et on court derrière le temps. Mais aller plus vite que la chanson rend la mélodie inécoutable...


C’est un deal entre soi et soi que d’accepter que l’on soit perdu, envahi psychiquement, désorienté, déboussolé. Mais c’est ok. On est humain!

Une fois qu’on s’en rend compte, c’est un peu plus simple de repérer ce qui pourrait nous faire du bien.. (un peu j’ai dit):

Temps pour soi - Voir du monde - Faire appel à l’aide, à un ami - Dormir - Bouger - S’hydrater - Méditer - Respirer...

Toutes ces techniques m’ont été plus que bénéfiques..

Et si elles ne sont pas suffisantes, n’oubliez pas qu’on est des milliards sur cette planète et que ça se saurait si on devait fonctionner seul pour tout. Non!

On a le droit de ne pas aller bien, mais on a tout autant le droit de faire appel à l’aide! C’est à ça que servent toutes ces disciplines visant à aider autrui... Si non, on aurait toutes ces disciplines en nous, on s’auto-suffirait et ce monde serait moche d’égoïsme...


Mon côté perfectionniste à tendance à dire, une fois la tempête passée,: « M’enfin, c’est évident! Cool! Tout va bien! Tu le savais! Il faut te calmer!»

Ben non en fait!

Déjà, cette réflexion du mental ne change rien, il (le mental) peut se la garder!

Et puis c’est Ok de perdre pied, un peu...

L’arbre peut se déraciner sans pour autant mourir... Il trouvera une nouvelle manière de se connecter à la Terre qui lui sera tout autant bénéfique, si pas plus!





Aujourd’hui, je comprends un peu plus en quoi le changement est effrayant... Mais clairement, sans changements, il ne peut y avoir d’avancées. Et sans « avancer », le risque est de se figer, de se rigidifier et de pourrir sur place...


Soyons donc souples envers nous-mêmes, envers les autres (souple, pas malléable hein!).


Soyons patients, confiants, croyons en nos capacités à faire face à ce qui se passe. Dans une vidéo qui présentait une expédition proposée par Mike Horn, celui-ci parlait de ses peurs: il a peur, à chaque nouvelle aventure, il a peur!

Mais il a confiance dans ses capacités, ses ressources et ses forces que pour réussir.

Avoir peur c’est ok, mais avoir peur de soi c’est pas la même chose!

Ayez peur, mais croyez en vous!

Le juste équilibre...


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